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dimanche 2 mai 2010

La Vie...

Bon dimanche à vous toutes,
La vie... oui, comme dit la chanson: c'est fait de tout, c'est fait de rien! Mais des fois, comme c'est difficile, alors que d'autres fois, tout baigne dans l'huile. Oui, oui, je sais, rien ne dure, mais quand même le temps que ça passe, j'ai les 2 pieds dedans. De ce temps-ci, ça brasse dans ma vie! Et comment. C'est dans ces moments-là qu'il faut que je me rattache à quelque chose pour garder mon cap, en fait c'est plus question de me garder les 2 pieds sur terre et de ne pas partir sur le premier vol en route vers Stress-land! Sans ignorer ce que je ressens, j'essaie, autant que possible, de respirer au neutre! Et d'en rire. J'ai trouvé une façon de me garder "stable", en pratiquant un petit rituel qui s'est transformé au fil des ans, d'une lecture matinale inspirante, d'une pratique de yoga, d'une courte méditation ou bien juste d'observer comment je me sens et de prendre soin de moi. Il y a un petit livre qui me suit depuis 2002, qui s'appelle S'aimer un jour à la fois dont l'auteur est Ruth Fishel. Je suis tombée dessus, ou peut-être m'est-il tombé dessus, tout à fait par hasard à la biblothèque alors que je cherchais un tout autre livre dans cette section! Depuis, je m'en suis procurée une copie, et je ne rate jamais mon rendez-vous quotidien avec les courts messages qui ont pris, au fil des ans, des significations bien différentes, et de plus en plus profondes. En ce 2 mai, le thème du jour est l'idée de changement. Une phrase du texte a attiré mon attention: "Il est très difficile d'abandonner le domaine du connu. On préfère habituellement ce qu'on sait à ce qu'on ne sait pas, même si ce qu'on sait n'est pas agréable." Et Dieu, que cette phrase tombait à point. Je tourne en rond dans une situation de ma vie familiale, j'éprouve beaucoup de difficulté en ce moment à accepter que le vieillissement affecte ma relation avec ma mère, à un point tel que je ne sais plus ni comment ni quoi dire. J'ai une sainte horreur des non-dits et des sous-entendus; j'aime mieux entendre des mots durs, authentiques, que de gaspiller mon énergie à parcourir le dictionnaire des possibilités. Je constate avec effroi que la dignité prêchée du haut d'une chaire a causé des dommages quasi irréparables à cette génération qui a pris au sérieux, pour ne pas dire "pour du cash" ce que l'autorité déblatérait, et n'a jamais osé aller tester pour elle-même de peur de désobéir. Et cela nous mène droit à négliger ses propres besoins, simplement par ce qu'on ne les connaît pas;à croire à une fausse réalité; à demeurer figé dans des schémas de comportement stéréotypés au lieu de tout simplement APPRENDRE à dire les choses simplement comme elles viennent, en acceptant d'être maladroit. COMMUNIQUER, n'est pas une chose facile, et puisqu'elle se réalise en 2 temps: écoute-réponse; on a tendance à escamoter l'écoute et à prendre parole. Si ma génération a détrôné jusqu'à un certain point l'autorité, et a favorisé le "fonce, teste, vérifie et valide", ça complique encore plus les choses entre nous et la génération qui nous précède, et qui rendue à un âge avancé considère que changer ses vieilles habitudes est une perte de temps totale. Dites-moi, si vous avez une réponse, comment syntoniser une relation quand on n'est pas sur la même longueur d'ondes? La voie du milieu n'est même pas une option, dans un contexte du j'ai raison, t'as tort, ou l'inverse, le milieu n'existe même pas. De plus,je suis une verbomotrice finie ayant hérité du rôle de celle qui dénonce, qui dit les choses, et cela joue maintenant contre moi. Je continue de me buter contre ce mur et de me faire du mal, bien que je voie cette situation se détériorer, je me sens totalement à court de ressources, et impuissante.
Heureusement, il y a toujours cette journée du scrapbooking! et une invitation de la Vie elle-même: "La vie en soi ne peut pas vous donner la joie, à moins que vous ne le vouliez vraiment. La vie ne vous donne que le temps et l'espace. C'est à vous de la remplir." Signé, auteur inconnu, c'est un génie en ce qui me concerne.

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