dimanche 28 février 2010

jour -2

Bon dimanche à vous,
Jour -2... Le temps passe si vite. Dimanche déjà, et la dernière journée du mois. Mars se pointe le bout du nez. Si Nicola Ciccone a écrit une chanson pour apprivoiser novembre, j'aimerais bien lui passer une commande pour mars, peut-être que cela m'aiderait à mieux apprécier ce mois. Mars et moi, nous n'avons pas d'atomes crochus, oh! que non. On se regarde du coin de l'oeil pendant 31 jours. Et c'est qu'il est long, ce mois. Pourtant, je devrais lui trouver un côté positif, il annonce le printemps, les jours rallongent, la neige fond, on commence à voir des bouts de gazon. Mais, je le trouve drabe, gris. Genre plate. C'est pourtant un mois qui a du caractère, il est tenace, sous le signe de l'eau. Je n'ai jamais compris cet antipathie naturelle à l'égard de mars, même petit fille, j'avais tellement hâte de voir arriver avril, j'aurais fait un bond de ces 31 jours. Tout ce que j'aimais c'était de sortir mes bottes de pluie. L'autre jour, au centre d'achat, j'ai failli faire une folie au nom de ce souvenir! Il y avait dans une vitrine une si jolie paire de bottes de pluie, toute colorée... Hem! j'y pense encore! Peut-être que de chausser ces bottes et de patauger dans l'eau, comme je le faisais sur le chemin de l'école quand j'étais petite ferait passer le blues de mars!!!
Puis quoi de mieux que du scrapbooking pour le faire passer plus vite! Je dévoile en primeur les cartes que mes jumelles recevront, probablement en début de semaine; je trépigne d'impatience, car déjà certaines les ont déjà reçues!




Et pour terminer, je voulais partager avec vous mon espace de création! J'ai délibérément laissé un désordre sur ma table! Le désordre fait partie de moi. Il est important et contribue à me faire sentir vivante. C'est signe que je suis passée par là! J'ai ajouté une photo de mon bel érable, celui dont les branches me chatouillent le bout du nez quand je travaille. Dernièrement, c'est un arbre à chats! hier soir, et même ce matin, des matous chantaient leur sérénade ( Pas à moi!), aucun d'eux n'a capitulé, ils ont fini par se battre, c'est mon petit chien en jappant qui les a dérangés, ils se sont séparés, jusqu'à prochaine rencontre! Le printemps est à nos portes, les chats sont en "rébette", que disait ma grand-mère!
À bientôt.

samedi 27 février 2010

Défi Whiff of Joy

Salut à vous,
Ce soir, j'avais envie de relever mon défi carte! Alors, j'ai choisi une jolie étampe de Whiff of Joy. Cette image est pleine de tendresse, elle m'inspire le mot adorable. Je me revois faire la lecture à un de mes fistons!J'ai terminé de la colorier, mais je ne savais pas trop quoi en faire. C'est en visitant le blog d'une copine du forum, Nady, que je suis tombée en amour avec une de ses cartes, tellement originale; c'était sa participation au défi Whiff of Joy! Tiens donc, ce n'est pas une coïncidence. Je suis allée consulter ce site etdécidé de créer une carte à partir de ce sketch... Je suis pas mal sortie de ma zone de confort, je n'avais pas de petites fleurs pour la décorer; alors, j'ai utilisé mes Spellbinders pour en fabriquer une de toute pièce. Même la couleur est "maison"! Je me suis servie des encres Stampin'up, Poussière de durango et Goyave. J'étais pas mal contente du résultat. Sauf que lorsque j'ai voulu la prendre en photo, je me suis rendue compte que j'avais tout collé à l'envers! Lorsque j'ai voulu publier, l'ordi a refusé l'accès à ma caméra! Ce n'était pas ma soirée, j'ai aussi perdu mon rouleau de colle double-face, qui ordinairement est attaché à la courroie de mon petit sac à outils. Il y a des jours comme ça!!!
A plus!
ps: Je vous laisse l'adresse du blog de Nady
ainsi que celui de Whiff of Joy
Ça vaut la peine d'y faire une visite.


mercredi 24 février 2010

Soubresaut de l'hiver

Salut à vous,
Je réalise en écrivant, que nous sommes jour -5. Je vous jure que j'ai hâte, mais je me sens quand même étrange rien que d'imaginer que la semaine prochaine je n'aurai plus d'élastiques, ni broches, ni rien me semble irréaliste. Après tout, je suis habituée. Pour celles qui ne seraient pas au courant, j'ai un sourire embroché depuis 28 mois.
Je reviens de mon atelier du jeudi avec Brigitte. J'ai terminé 2 pages jumelles pour mon album de réno. Mais, je songe déjà à mon prochain projet! Et je crois que l'élu de mon coeur sera le grand verglas de l'année 1998, ça reste à confirmer. Je me propose aussi de me donner un petit défi. Habituellement, je réalise des cartes pour des occasions spécifiques: anniversaires, Noël etc. J'aime bien penser qu'une carte c'est comme un petit tableau que j'offre à son destinataire. Je possède des étampes en grand nombre, c'est mon péché mignon! je vais en choisir une qui m'appelle et la laisser m'inspirer et voir où elle me mènera! c'est à suivre, vous serez certainement les premières à les voir.
Pour l'instant, voici ces pages qui représentent la livraison de mes nouveaux électros! C'était au mois d'octobre 2007, et j'étais absente parce que j'accompagnais ma mère au spectacle de Claude Dubois,un imprévu a fait en sorte que le camion s'est pointé très tard en soirée alors que nous étions les premiers sur la liste en raison du nombre de pièces. Le camion est tombé en panne, on a dû déménager tout le stock dans un autre camion, ainsi l'ordre du jour s'en est trouvé bousculé!
J'ai utilisé l'encre Distress pour vieillir le papier dans les coins. Et mes petites fleurs sont colorées avec les Copic, Et que dire de mon petit bouton! C'est une attache parisienne géante sur laquelle j'ai collé du papier, trippant...
A plus.


lundi 22 février 2010

Fébrilité

Salut à vous,

Lorsqu'on voit approcher la fin d'une étape, s'installe toujours une fébrilité, différente évidemment, selon ce qu'on s'apprête à franchir. Ce 22 février marque le jour -8 du compte à rebours final de 27 longs mois de traitements orthodontiques, 27 mois à régulièrement sentir sa bouche se déformer, se contorsionner, à vivre avec les blessures et la douleur. Comme on me le fait remarquer chaque fois, j'aurai un sourire nouveau, mais je peux vous dire que chacune des étapes de ce traitement seront à tout jamais gravées dans ma mémoire. Certaines d'entre elles, nécessaires et très efficaces, mais non moins désagréables. Je peux vous assurer que cette différence remarquable dans l'alignement de ma bouche est toute aussi intense entre mes 2 oreilles! Il me semble que cette nouvelle façon d'être organisée côté disposition buccale a influencé mon système de classement mental aussi bien que tous mes dispositifs d'équilibre physique. La seule conséquence regrettable dans cette expérience est la perte d'audition du côté droit, il est difficile à ce stade de savoir si c'est temporaire, mais je peux dire que cela porte à des situations parfois cocasses parfois embarrassantes! Avouez qu'entendre "il est parti en ville" au lieu de "il est parti changer l'huile" et perdre complètement la suite de la phrase qui disait "dans le garage..." amène un moment digne de Juste pour rire, mais aussi entraîne une confusion que je n'apprécie guère. Enfin, je disais à l'ortho la semaine dernière, on ne peut pas redresser une vieille branche sans causer quelque dommage...

Mon blogue célèbre aussi son premier mois d'existence. Comme dans chaque chose que j'entreprends dans la vie, je m'engage à donner le meilleur de moi, et ce jardin virtuel n'est pas différent. C'est avec un réel plaisir que je m'installe chaque fois devant mon écran pour publier un nouveau message. En soi, c'est une merveilleuse découverte, car je croyais que la froideur d'un écran ne pouvait apporter des ondes chaleureuses. Je me trompais, et c'est un des facteurs qui m'encouragent à continuer d'entretenir mon espace virtuel. Cette expérience est vraiment profitable, elle apporte beaucoup de satisfaction. J'espère de tout mon coeur que cet enthousiasme et cette inspiration demeureront longtemps.

Jamais deux sans trois, dit le proverbe. Je travaille toujours à compléter mon album de rénovation. Là aussi la fébrilité est installée. J'en suis au jour 5 de la reconstruction, ma cuisine fleurit! Elle prend forme. Les portes sont maintenant installées, les poignées posées. On attend l'arrivée des électros... Les pages suivantes présenteront la pièce avec les anciens, et l'autre avec les nouveaux appareils. Restera ensuite le dessus du comptoir, une décision que nous tarderons à prendre considérant l'écart de prix entre les différents matériaux.

Je vous remercie encore de me lire, et apprécie chacun de vos précieux commentaires.

A plus.


dimanche 21 février 2010

À l'improvisite (sic)

Bon dimanche à vous,
Je viens de passer une bonne heure à trier mes photos pour les faire développer. J'ai eu envie de partager avec vous un fou rire et une terreur!

Je n'ai pas de salle de scrap, j'ai plutôt une grande table qui occupe un mur de mon salon et qui donne sur la grande fenêtre, d'où, les branches d'un érable vieux de 30 ans me chatouillent presque le bout du nez! Bien que ce ne soit pas un aménagement très esthétique pour cette pièce, je déménagerai avec un pincement au coeur lorsqu'une chambre se libérera dans la maison et que j'y aménagerai mon atelier. En attendant, je suis vraiment bien dans ce petit coin. Un beau matin d'automne, alors que je travaillais sur une page, j'ai levé les yeux, me sentant comme observée... J'ai eu la surprise de rencontrer le regard d'un minou errant qui s'était installé sur la colonne de mon escalier, et qui m'observait tranquillement. Il est resté là jusqu'à ce que j'ai terminé mon projet! En été, il y a un cardinal qui se perche toujours au même endroit, mais très farouche, je n'ai jamais été assez rapide pour le photographier. Il y a les écureuils, ces petits polissons qui font du ravage et chassent les oiseaux qui voudraient bien s'approprier une branche ou deux pour se faire des nids.

Mais pire encore, il y des ratons... Ils s'installent sur une des plus grosses branches, et me fixent. Je trouve leur regard vide, ils me glacent ces bêtes. Et je sais de quoi je parle... Un beau soir d'automne, mon petit chien est dans une crise d'hystérie qu'il m'est impossible de comprendre. Il court en avant, en arrière, jappe sans arrêt. Je ne peux le calmer. Je nettoyais la cuisine après le repas, et je secoue la nappe par la porte patio sans regarder. Puis, je sors le sac de déchets, les yeux braqués direct sur la poubelle, comme une automate. Soudain, il me semble que quelque chose cloche, je lève les yeux, même pas à 12 pouces de mon nez j'ai ces yeux vides qui se plaquent dans les miens...Je suis restée terrorisée, la bête me regardait comme si j'étais l'intruse, sur ma propre galerie. Mon chien s'est calmé, tout d'un coup, et il m'a regardé: en voulant dire, tu vois bien que je ne suis pas fou, tu as vu maintenant, moi, je les avais sentis depuis belle lurette... Le lendemain matin, il y avait un ravage sur la galerie, les bêtes au nombre de 4 s'étaient tapé le contenu de ma poubelle! Voici les clichés que j'ai pris de mes visiteurs inattendus, de l'arbre qui domine ma fenêtre par une belle journée d'hiver, et de mon pitbull déguisé!

A plus.






samedi 20 février 2010

Un petit faible pour les hérissons!

Salut à vous,
Je viens tout juste de me mettre 2 gouttes de crazy glue sous les foufounes! Je suis en mode pause, et je viens la passer avec vous. Fiston jr a franchi le cap des 21 ans ce 18 février dernier, mais nous le fêterons officiellement qu'en fin de semaine. Bien entendu, je lui ai confectionné une petite carte! Fiston et moi avons une certaine complicité, ce qui me permet d'utiliser mon petit hérisson favori pour lui souhaiter bon anniversaire. Il connaît mon amour inconditionnel pour ce petit personnage, lui-même quand il était petit affectionnait particulièrement les coccinelles! J'ai conservé une partie de sa collection, étant devenue aussi gaga des coccinelles, que de d'autres "jouets" de scrapbooking. Je vous épargne la liste de mes irrésistibles coups de coeur! Vous viendrez certainement à les déceler au fil des pages de ce blogue...
Puisque plusieurs m'ont demandé quelle technique j'utilisais pour que mes étampes soient luisantes, j'ai décidé de vous proposer un petit tutoriel, qui n'a de prétentieux que le titre! Il s'agit tout simplement d'illustrer chacune des étapes de cette façon de faire, avec quelques détails plus précis.
Allons-y!
ÉTAPE 1
J'imprime l'étampe sur un papier blanc, puisque j'utiliserai les Copic pour colorier, le papier que j'ai choisi est le Prism. L'encre noire est de marque Memento, puisqu'elle résiste à l'alcool des Copic. Je donne un peu de temps à l'encre pour sécher avant de passer à la 2e étape, afin de ne pas salir. Juste une précision: cette étampe en acrylique de Penny Black, fait partie d'un jeu, et je l'ai modifiée! Les 2 petits hérissons portent en réalité un cadeau, je l'ai masqué parce que je voulais des ballons...

ÉTAPE 2
Amusons-nous, c'est le temps de colorier! Je sais que plusieurs utilisent des recettes pour créer des contrastes avec les COPIC, j'en invente à chaque fois, je ne me souviens jamais des numéros de crayons, ni de l'ordre dans lequel je les applique... désolé. Voici le résultat.

ÉTAPE 3

C'est ici que cela se corse! Avec un crayon Versamark j'enduis la totalité de mon dessin. Mais attention, il faut absolument commencer avec les couleurs pâles, surtout comme dans ce cas, afin de préserver les teintes de peau par exemple, et ne pas les grisonner. TOUJOURS essuyer le pinceau du crayon sur une feuille jusqu'à ce qu'il retrouve sa transparence, sinon, on risque de faire des mélanges pas nécessairement heureux... Ensuite, il y a une autre marque de produit à embosser en crayon, (j'ai oublié le nom), je l'ai essayé, malheureusement le produit est teinté bleu, et il ne donne pas un aussi beau résultat que le Versamark.

ÉTAPE 4

C'est l'embossage. Si jamais vous remarquez que la poudre n'adhère pas au dessin à certains endroits, le seul truc que j'ai trouvé est de retoucher avec la pointe fine du crayon, et si la poudre colle dessus, l'essuyer délicatement ou la frotter sur un morceau de papier. Remettre de la poudre aux endroits retouchés.


ÉTAPE 5
À cette étape, j'ai choisi d'encrer mon papier avec les encres Distress, pour créer un petit tableau. Parfois j'encre seulement le tour, surtout si j'utilise des ovales. Enfin, c'est à la limite de l'imagination! Lorsque je n'avais pas de COPIC, je travaillais alors sur du simple carton blanc ou crème, (genre Staples), sur ce carton les encres Stampin Up - que j'adore en passant, font un travail superbe avec la technique de l'éponge. Cependant, avec le papier Prism, recommandé avec les COPIC, je préfère le résultat des Distress, c'est une question de goût très personnel.


Ce style de carte, genre petit tableau que j'ai adopté depuis que la création de carte me passionne, m'a été inspiré par Marie-Josée Trudel, de qui j'ai appris la technique de l'éponge. Marie-Josée, dont l'adresse du blogue est en marge dans ma liste, est une inspiration que je ne peux passer sous silence, je visite son blogue régulièrement, et je ne me lasse jamais de regarder son travail qui porte selon moi la griffe d'une artiste. J'espère que les images complèteront les explications verbales que j'ai tenté de donner à certaines. N'hésitez pas à utiliser la section commentaires, si vous avez des questions! Organiser un tutoriel pour la première fois est quelque peu périlleux! Je crois avoir mis assez de détails, j'ai omis cependant de vous dire que ma corbeille a souvent été le desinataire de mes essais!!!!!! Non, je n'ai pas réussi cette façon de faire du premier coup! Même, je vous dirais que si vous regardez attentivement le bedon de mes hérissons, bien, j'ai semé du jaune dessus, GRRRRRRRR. En plus, il y a effectivement des petits brillants dans mon embossage, ce n'est pas volontaire! ma poudre est contaminée, parce que je la recueillais dans un petit plateau qui me servait aussi pour les brillants, malgré mes efforts pour nettoyer, on dirait qu'il en reste toujours. Depuis, je vide le contenu de ma poudre à embosser dans un contenant style "glad" et j'utilise une petite cuillère avec laquelle je répands la poudre sur mon dessin, ensuite je secoue l'excédent dans mon contenant. Il n'y a donc plus de danger de contamination! Quand j'ai appris ce truc, le mal était déjà fait... RE-GRRRRRRRRRRRR.

Je vous dis à bientôt.

jeudi 18 février 2010

bousculade

Je vous ai quittées sur une panne d'inspiration! Cela ne veut pas dire que j'ai été totalement inactive.Entre 2 courses à la banque, pour finalement régler ce petit problème causé par un "bug" informatique, et toutes les autres tâches qui m'incombent, j'ai eu peine à m'asseoir suffisamment longtemps pour compléter un projet. Que de temps consacré à cette erreur, si au moins j'en étais responsable...
Côté scrapbooking, je suis à organiser et à monter les pages de la reconstruction de ma cuisine et j'ai aussi réalisé 2 jolies cartes pour des clubs d'échanges de cartes, mais, j'ai interdiction de les publier tant que leurs destinataires ne les auront pas reçues, et ce sera après le 25! Je suis vraiment impatiente, autant de recevoir celles qui me sont destinées que de faire parvenir celles que j'ai réalisées! Ce sera sûrement plaisant lorsque tout le monde se mettra à les afficher. Elles sont faites avec des étampes de la compagnie Greeting Farm et Magnolia. Je n'avais jamais travaillé avec ces petits personnages, mais je peux vous dire qu'on en tombe facilement amoureuse! Presqu'autant que le petit hérisson de Penny Black. Des coups de coeur, qui font aussi fondre le contenu de mon porte-feuille! Tout comme la découverte des marqueurs COPIC. Je suis folle de ces crayons ainsi que de tout ce qu'ils me permettent de faire. Le coloriage devient vraiment passionnant. J'aurai l'occasion de reparler de cette technique lorsque j'afficherai mes cartes.
Je vous reviens bientôt, n'ayez crainte, je ne vous oublie pas! C'est juste une question de temps!
A plus.

vendredi 12 février 2010

zone de confort

Ayoye, dans quel sujet je m'embarque.Mais, quoi de mieux que d'affronter la réalité toute crue?
Sortir ou rester dans sa zone de confort. Et qu'est-ce que cela représente pour moi? Tout d'abord, j'évite autant que possible les situations où le stress me guette, il y a si longtemps que je travaille sur moi pour gérer ce qui est devenu ma maladie, que je tente de reconnaître ce qui pourrait me conduire directement à des rechutes. D'ailleurs, c'est pour cela que le scrapbooking est devenu une activité prisée. Je ne réponds que par mes propres règles, et selon ma volonté. Je respecte ainsi une entente avec moi-même qui consiste à demeurer à l'intérieur de mes limites, lesquelles je commence à connaître de plus en plus. Je préfère me faire confiance dans ce domaine, quitte à faire des erreurs et à les assumer que de chercher des indications à l'extérieur, et me soumettre à des acrobaties risquées!
Dernièrement, me voilà sur une route parsemée de tentations! Car faut comprendre que demeurer dans ses limites ne veut pas dire exclure toute nouvelle expérience! OH! que non, je ne suis quand même pas du genre à dormir sur la switch! J'explore en masse, ma curiosité est insatiable, mon audace a de l'audace! Pour me garder en équilibre, je suis à la fois réservée, timide et délicate. Toujours est-il que je jonglais depuis longtemps à écrire dans un blogue, en fait depuis l'an dernier! Je n'avais jamais donné suite à cette idée, qui faisait naître en moi une dose d'inconfort en même temps qu'une volonté certaine de vouloir tenter cette expérience. Quelle chimère! J'ai repoussé l'accomplissement jusqu'à ce que l'envie de me joindre au forum de Passion Collimagination dans le but d'agrandir mon cercle de connaissances personnelles et techniques me donne le coup de pied fatal au derrière. Ce défi, c'est un concours dont le sujet est de créer une bannière pour ce même forum. Créer pour quelque chose qui est extérieur à moi, qui m'échappe totalement, c'est ce que j'appelle une mission impossible pour moi. Je vous explique, lorsque je me suis engagée sur la route créative, mon seul objectif était de renouer avec le vieux rêve d'utiliser mon aptitude à jouer avec les couleurs et les formes pour laisser passer mes émotions. Cet objectif était de nature purement personnelle, et directement liée au plaisir ludique. Il n'a jamais été question d'utiliser ma capacité à créer pour autre chose, encore moins pour participer à un concours. Dessiner, colorier, jouer avec les couleurs sont des activités qui me procurent un bien-être total et qui me rappellent aussi des souvenirs assez douloureux, raison pour laquelle j'ai résisté à l'envie de m'y consacrer depuis si longtemps. Toute petite, mon rêve de carrière penchait vers l'enseignement des arts et/ou la création de vêtements. Rendue à l'âge de faire le choix, j'ai laissé un échec décider de mon orientation. Je me suis retrouvée à faire un DEC en secrétariat afin d'assurer mon avenir et de ne plus provoquer les inquiétudes de mes géniteurs. J'ai donc troqué mes cahiers d'esquisses et mes crayons pour un apprentissage de la vitesse sur un clavier. Puis, j'ai vieilli en enfouissant au plus profond de moi cette pulsion vitale, tout en courant après les exploits à accomplir. Cette attitude est à l'origine du grand mal-être qui a malheureusement imprégné une grande partie ma vie sans que j'en sois vraiment consciente. Arrivée à l'âge où je n'avais plus rien à prouver, où je disposais d'une plus grande liberté, et ayant aussi acquis une maturité nécessaire pour l'accueillir avec tendresse et patience, je suis allée à sa rencontre. Ce refus de donner libre cours à ma vraie nature d'où émerge la source de ma créativité je l'ai intellectualisé, démystifié, compris, accepté au fil du temps, mais je n'avais jamais choisi de vivre le processus artistique relié aux arts visuels parce que je l'ai toujours délaissé au profit de l'écriture et de la pratique de disciplines plus physiques. J'ai accepté de mettre fin à ce refus volontaire et décidé de laisser émerger mon talent artistique tout d'abord pour accompagner fiston junior qui, lui, a consenti tout jeune à honorer sa propre fibre artistique et se destine maintenant à une carrière dans le monde de l'animation 3D, et aussi parce que je m'étais rendue au bout du chemin de toutes les autres pratiques,qui inévitablement débouchaient toujours au même endroit, là où ça fait mal... J'avais enseigné de mon mieux à fiston jr. à persévérer, je l'ai encouragé à suivre son inspiration, à oser s'abandonner sur la feuille, pour qu'un jour il me fasse remarquer que je ne savais vraiment pas de quoi je parlais, puisque je ne m'étais jamais aventurée dans le processus! La vérité sort de la bouche des enfants, dit-on. Et le jeune n'avait pas tort. Et moi, j'étais à la croisée des chemins, encore une fois devant une décision cruciale. À ce moment-là, pas grand chose ne me faisait reculer, je me suis donc engagée à consacrer un moment de ma journée au processus de création, sans rien en attendre.
Voilà pourquoi le simple fait de participer à ce concours me sort totalement de ma zone de confort, non seulement me place-t-il face à l'évidence que l'inspiration ne se commande pas, mais m'invite aussi à me mettre une note de pression à laquelle je ne veux absolument pas répondre. La date de remise est le 21 février, soit dans 9 jours, et je suis toujours sans sujet! Incapable de visualiser une composition qui réponde à la commande. Mis à part que le rose (seule repère donné) m'inspire des fleurs, je suis devant le syndrôme de la page blanche, et étrangement je suis en paix face à ce fait. Je sais que pour moi,ce concours est une occasion qui me permet de franchir des étapes dans mon processus de création, et non un but, et qu'il se peut fort bien que je doive renoncer à pondre quelque chose!
C'est que je considère avoir déjà dépassé grandement ce que je croyais être infranchissable il n'y a pas si longtemps. C'est à ce concours que je dois de m'être engagée à entretenir ce blogue comme un jardin, d'y mettre le meilleur de moi, et j'avoue que j'y prends un plaisir fou! Quoiqu'il advienne de ma participation, j'éprouve une satisfaction irremplaçable et précieuse à l'égard de ce qui se passe dans mon espace créatif, et qui n'est pas étrangère au fait de le partager avec vous, chers lecteurs.

mardi 9 février 2010

Éloge de la douceur

Salut à vous,
Larousse définit la douceur comme suit: "qualité de ce qui est doux au goût, agréable aux autres sens. Caractère de ce qui n'est pas extrême, excessif, brusque ou discontinu."
Côté goût, c'est très simple: le chocolat évoque la douceur. Mon amie Suzanne m'a donné la recette du pouding au chocolat de Ricardo. Ça c'est toute une douceur.
La douceur n'a jamais été une de mes qualités, et je l'ai recherchée dans tout ce qui est extérieur à moi. Toute ma vie j'ai tenté d'imiter ce qui me semble être les caractéristiques d'une personne douce. Puis un jour, j'ai compris que je devais chercher ce qui m'empêchait d'être douce, quel comportement j'avais qui faisait de moi l'opposé de la douceur!J'ai eu beau retourner la question sous tous ses angles, je me suis dit que c'était sans doute un trait de caractère que je ne pouvais changer. Puis un jour, c'est la vie qui m'a donné des réponses. Je me suis retrouvée vraiment mal en point. Le TGV que j'étais, venait de frapper un mur. Il ne me restait qu'à profiter de ce temps d'arrêt forcé pour comprendre ce qui m'avait mené jusque là. J'ai observé alors que je suivais le rythme que la vie m'imposait sans jamais avoir de considération pour mes limites. Il me semblait que c'était ce qu'il fallait faire, pourtant le résultat de mes actions posées en toute bonne foi n'avait rien de réjouissant, ni de satisfaisant et faisait de moi une personne tout à l'opposé de la douceur. J'ai alors réalisé que j'avais toujours tenté de répondre aux demandes, sur tous les fronts, la conséquence était d'être étiqueté comme empressée et pressée, brusque et même agressive, perfectionniste et insatisfaite, impatiente et intolérante, frustrée et grincheuse, et très très malade. La maladie me donnait une chance de comprendre, d'agir autrement, de me reconstruire. Le TGV accidenté que j'étais devenue a alors tenté de se remettre sur ses rails, en acceptant sa nouvelle condition physique et mentale et en s'engageant d'une manière plus réfléchie, quitte à s'arrêter en chemin. Ce ne fut pas simple, et ça ne l'est pas toujours. Pour m'aider, la Vie a mis sur mon chemin des maîtres, l'un d'eux fut mon petit chien. Imaginez le champs de vision de cette petite boule de poil (qui pèse 3 lbs) trottinant tranquillement sur le plancher, voyant surgir de nulle part, 2 grosses godasses qui se déplacent ensemble avant qu'il n'ait le temps de se tasser et qui déplace de l'air, au point de le bousculer sans même y toucher! j'exagère un peu, mais c'est quand même près de la réalité. Son seul refuge était le dessous des lits! Il m'est apparût évident que j'effrayais cette petite bête juste à me déplacer dans ma propre maison.

Quel rapport cela a-t-il avec le scrapbooking? Avez-vous déjà vu un TGV scrapbooker? La vitesse d'exécution offre-t-elle un espace à la création? Absolument pas, et laisser émerger la créativité fut un processus douloureux pour moi. La perfectionniste que je suis est une grande impatiente. Il me faut pratiquer un rituel de calme avant d'entreprendre toute réalisation. Calmer mon impatience, ma rapidité, ma brusquerie, mon perfectionnisme, mon agressivité, leur parler tout doucement, comme s'ils étaient des petits chiens effrayés que je tente de rassurer. Je respire par le nez, je mets une goutte de crazy glue sous chacune de mes fesses, je redresse mon dos, et je me transporte dans mon monde imaginaire. Là où tout est couleur, douceur, beauté, et croyez-moi, mes démons ne sont jamais loin!

Dernièrement, j'ai reçu une belle récompense, mon petit Tommy se fait prendre pendant que je scrapbooke, et il s'endort sur mes genoux...

En son honneur, j'ai réalisé cette page sur le sketch de Miss Titani de l'équipe de création de Passion Collimagination; et je vous offre cette carte aux couleurs de la Saint Valentin, créée à partir d'un sketch de Miss Summite.
A bientôt.

samedi 6 février 2010

Petit plaisir de la vie

Salut à vous,

En ce beau samedi d'hiver, je me suis payée un Crop à ma petite boutique préférée. Quel bonheur de me retrouver avec Mélissa et quelques copines du forum, pour scrapbooker et s'amuser. Ce fut un après-midi fort agréable! Il fait bon placoter et rire tout en faisant notre activité préférée! J'ai beau avoir brisé la glace des communications internet, reste que cotoyer des personnes en chair et en os est irremplaçable! Je me suis vraiment beaucoup amusée! Un gros merci à Mélissa et son équipe d'organiser ce genre de journée.
J'ai aussi été très productive, tout en réalisant certains défis. Je me rends compte que depuis que je fréquente ce groupe, je sors de ma zone de confort ... pas mal. Me voilà queje craque littéralement sur les rubans, j'ajoute des petits gadgets de plus en plus. Évidemment, je n'ai pas pu résister à l'achat de 4 couleurs de mes encres favorites, je parle des Distress!!! Je dois être certainement en phase aïgue de ma distressite, car il sortira bientôt des nouvelles couleurs, que, voyons donc, je me suis réservée! J'en mets partout. Nous avions à relever des défis, et ceci nous donnait la chance de colorier une page qui m'a fait penser à mes cahiers à colorier quand j'étais petite. Je ne l'ai pas terminée, elle apparaîtra dans un message ultérieur.
Tous ces petits bonheurs sont des moments privilégiés qui aident grandement quand les événements de la semaine sont rock-and-roll! Il y a des choses qu'on ne contrôle pas, mais vraiment pas. En ce sens, l'utisation d'internet est un exemple flagrant. Lundi dernier, je paie mes comptes, dans le confort de mon foyer! À l'écran, en pyjama, avec mon petit café, me voilà à ma banque en train d'inscrire une facture. Un méchant sorcier était certainement dans les parages, ou les ondes, en cette semaine de pleine lune, étaient en proie aux loups-garou, car avant même que je puisse inscrire le montant de ma facture, l'écran s'est volatilisé, pour me revenir avec la confirmation que la totalité de mon compte de banque s'était transporté chez le fournisseur à qui je devais quelque dollars! Le solde affiché à l'écran était 0,02$. Vous avez bien lu! Toute la semaine j'ai travaillé sur ce dossier! Combien de téléphones à la banque, au fournisseur j'ai faits? Je ne les compte plus. Reste que j'ai appris une chose très importante: il semble qu'aucune transaction internet ne puisse être stoppée en route, elle doit être complétée avant que l'on puisse renverser le tout... Enfin, tout est en bonne voie d'être réglé!
Cette histoire derrière moi, ma créativité avait bien besoin de lézarder sur des pages que je vous présente avec plaisir. Je suis maintenant à scrapbooker la reconstruction de ma cuisine, au moment où nous nous sommes rendus compte que les murs et le plancher étaient croches! La panique était au max! Ces différences nous sont apparues lorsqu'on essayait de placer de niveau les nouveaux caissons...Tous ceux qui entreprennent des rénos, vous diront qu'on sait toujours quand on commence, on ne sait jamais quelle surprise on nous réserve, on ignore quand on va terminer!
A plus.

mardi 2 février 2010

Au fil des mots...

Salut à vous,
Vos commentaires m'ont tellement touchée, je me répète, jamais je n'aurais crû que des cyber communications pouvaient avoir un tel effet! J'ai vraiment beaucoup de plaisir à vous écrire et d'apprendre que vous avez du plaisir à me lire me comble de joie!
Plusieurs d'entre vous ont souligné l'originalité de ma plume, cela me donne l'occasion de vous faire part de cette autre passion qui m'habite. J'ai toujours eu un penchant pour les mots, ces outils merveilleux qui nous permettent de nommer nos sentiments, ce qui nous habite. Depuis 9 ans, écrire mon journal personnel est un rituel quotidien. Au début, c'était un exutoire pour tout ce que je refoulais parce que je n'avais aucune pudeur devant une page blanche. C'est ainsi, qu'au fil du temps, je me suis retrouvée avec 42 cahiers, rangés sagement dans un rayon de ma bibliothèque, bien en vue! En octobre dernier, au cours d'un atelier d'écriture, j'ai pris conscience que le contenu de ces cahiers représentait de l'excédent de bagage qui ne pouvait rien apporter de constructif à quiconque. Si la Vie me prenait par surprise, je ne serais pas là pour expliquer. Donc, par un bel après-midi de fin d'automne, j'ai brûlé chacun de ces 42 cahiers et répandu les cendres dans le jardin. AMEN. Puis, j'ai inscrit ce geste à la page du jour, et pris la décision de choisir de laisser un héritage conscient et volontaire.
Bien entendu, mes albums de scrapbooking figurent au premier rang. Aucun doute sur eux, ce qu'il y a de beau et d'artistique dans mon âme est à l'oeuvre dans chacune des pages. Quant à mes écrits, leur vocation est différente, et je suis plus consciente de la portée des mots. Vient maintenant s'ajouter ce dialogue que j'entretiens dans le cyber-espace. C'est ce à quoi je réfléchissais ces derniers-jours, ma responsabilité envers les mots. De par l'écran, mes mots vont vers vous, il y a un peu de moi qui s'échappe dans chaque message. Ceci me fait prendre conscience encore plus de la portée de mes paroles, de l'intention derrière elles. Dès qu'ils sont publiés, mes mots s'envolent... Alors, ainsi-soit-il, que la beauté des petits choses de la vie vole vers vous et vous inspire!
Sur un ton plus léger, j'ai avoué sur le forum que je suis une fan finie de gadgets! C'est une facette de moi: l'enthousiasme! Toutes les nouveautés en scrapbooking m'emballent! Comme une petite fille qui chanterait la toune de Ariane Moffat: Je veux tout, tout, tout!!!!!! Présentement, mon coeur craque pour les encres DISTRESS. J'adore travailler avec! Elles offrent une transparence absolument fantastique! Je trippe. Je les ai utilisées pour les fonds des 2 cartes que je vous présente ici. La première était destinée à mon beau-frère hospitalisé au début janvier et elle est mon premier défi à vie (selon un sketch offert pas Miss Summite, de Passion Collimagination). La petite fille est coloriée avec les copic, et l'image est ensuite embossée.
Les 2 pages sont de mon ablum-réno. C'est le début de l'installation des caissons.
A plus.