Pages

mardi 20 avril 2010

Histoire de titre

Bonjour à vous toutes,
Je vous présente aujourd'hui ma page complétée durant mon super après-midi de scrap avec mon amie Suzanne. Nous jasons beaucoup, mais nous travaillons tout autant! J'ai vraiment été inspirée par cette photo de mon bel érable, même le sketch est ma composition. Je m'imprégnais d'elle, et j'ai tenté de lui trouver un titre: le seul qui me vient à l'esprit est ICE TOPPING! En français, ce n'est pas aussi joli: Glaçage de glace, Lourd glaçage; Glaçage givré, rien ne rend l'idée de Ice topping... Je cherche toujours, car le journaling n'est pas noté encore, il dépendra évidemment du titre. Si vous avez des idées, vous êtes les bienvenues!
Je me suis demandée comment mon arbre avait fait pour passer au travers de la crise. Cette photo immortalise la première vague de verglas, et le petite tempête de neige qui précède la deuxième vague. Vous remarquerez bien les branches qui jonchent le sol, elles seront prises dans la glace qui tombera dans les prochaines heures, et les branches plieront encore plus. On devra couper une des grosses branches, mais toutes les autres reprendront leur allure originale lorsque la glace aura fondue. Je fais un lien entre l'attitude de mon arbre face au verglas, et la mienne face à des situations imposées dans ma vie. Mon arbre, bien enraciné, n'avait aucune autre alternative que de subir le verglas, d'attendre que la tempête passe. Je l'imagine grelottant, tremblant de peur de ne pouvoir résister. Il devait être certain de perdre des branches, mais il avait aussi une ferme volonté de passer au travers, même si cela devait lui coûter en beauté.
Lorsqu'une telle situation se présentait dans ma vie sans que je la vois venir, j'ai toujours eu le courage de passer au travers, de m'en sortir toute entière, amochée cependant. Bien sûr, je n'ai pas perdu aucune de mes parties physiques, sauf des dents! Mais, mentalement, psychologiquement, je suis demeurée ébranlée, fragile; sans comprendre pourquoi je n'arrivais pas à retrouver une certaine paix intérieure la tempête passée. Elle revenait me hanter, alors que je ne voulais que l'oublier derrière. J'ai compris bien des années plus tard, que la tempête s'effacerait d'elle même si je m'imprégnais d'elle, si j'apprenais son message, si je consentais, comme mon arbre, à me tenir debout devant l'adversité, sans résister mais en me respectant et en respectant la force de l'autre. J'ai encaissé silencieusement les coups, mon corps a enregistré tant de tensions, qu'à 38 ans, j'étais d'une telle rigidité que j'avais l'air d'une très vieille femme. Aujourd'hui, après avoir fait du ménage, du classement, je demeure la femme engagée que j'étais, sauf que je connais mieux mes limites, j'ai clairement établi mes repères; si une situation imprévue frappe à la porte de ma vie, je sais l'accueillir, l'apprivoiser, et aussi capituler humblement si je m'aperçois que je déborde. J'ai appris à me mettre sur PAUSE, c'est sans doute ce que mon arbre a adopté comme mode! C'est ainsi que comme lui, je peux garder mes pieds enracinés dans le sol et conserver un brin d'équilibre. Ça ne veut pas dire que la situation s'efface, elle dure le temps qu'elle doit durer, mais au moins si je m'en sors avant d'être KAPUT, il me reste de l'énergie pour observer et apprendre de cette situation. La maturité m'a enseigné cette leçon, et la maturité a grandi avec la pratique. Contrairement à ce que je croyais, mon changement d'attitude n'a pas trop attiré les reconnaissances de l'extérieur, souvent même j'ai rencontré de l'adversité, ce qui avait pour conséquence de me faire douter du bien-fondé de mes changements; ,mais,c'est mon corps qui m'a dit merci, je sens la détente s'installer, et la paix tranquillement se pointer dans mon esprit. Je me souviens avoir entendu par le passé cette phrase qui me fait encore frissonner: Attends, quand tu auras l'expérience! Ce que je n'avais pas compris dans ma jeunesse, c'est que l'expérience ne se conjuge pas avec AVOIR, mais bien avec TENTER, OSER; elle comporte des succès comme des erreurs; mais aucun, n'est en soi négatif, c'est de l'apprentissage. Mettons, que formulé ainsi, ça donne beaucoup de chance à l'estime de soi de faire son chemin, au lieu de s'associer à la pensée magique que tout vient tout seul...
Parlant engagement, mon espace virtuel célèbrera bientôt sont 3e mois d'existence. C'est le 22 janvier dernier que j'ai osé réclamer une place sur le web! Je m'étais promise d'explorer, de tenter l'expérience ayant en mémoire mes repères, si je rencontrais trop d'obstacles dans mon apprentissage, ou si je prenais peur dans ce monde virtuel, je renoncerais! Je priais pour reconnaître les signes me sommant de tirer ma révérance. À venir jusqu'à maintenant, tout coule légèrement! La débutante que je suis prends un peu d'assurance! Cette expérience me fait grandir. Je dois avouer que je retire aussi beaucoup de ce partage "invisible" et silencieux avec vous. Vous me lisez, certes; vous m'écrivez, j'adore! Je ne connais que certaines d'entre vous et pour moi, qui est assez solitaire, et d'un naturel timide, c'est une belle reconnaissance. Je ne m'étais pas fixé d'échéancier, au terme duquel si l'expérience s'avérait pénible, j'abandonnerais mon blogue. Je retire tant de plaisir à publier messages et créations, que j'en suis venue à penser que ce médium est bon pour moi, sans attente aucune, mais de vous savoir derrière votre écran à me lire librement, je peux presque imaginer les sentiments d'un auteur lançant son bouquin en librairie.

Assez de mots, place à la page: Vous pouvez toujours cliquer sur l'image pour l'agrandir et mieux en apprécier les détails.


Fiche technique: Carton: AC cardstock: papier: Creative Memories, Nuit étoilée; Flocon: Magenta, carton aggloméré; colorié avec les encres Distress, Black Sooth, Mustard Seed, Wild Honey, Barn Door; embossé avec UTEE et Poudre givrée SU; Dimensional Pearl: butterscotch; avec stencil Bazzil; et mon sketch à moi!

2 commentaires:

Marie-Josée Trudel a dit…

Ton design est agréable.

J'ai hâte de commencer ce sujet...

Kawi a dit…

My god, moi aussi je me demande comment il a fait pour survivre au verglas!