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lundi 30 août 2010

Couleurs primaires - Primary colors

 Bon mardi chères amies,
J'espère que vous avez passé une belle fin de semaine et que vous profitez à plein de ce soleil radieux, bien que l'humidité ne soit pas très agréable à subir.  Je me suis laissée tentée par un projet ayant pour thème les couleurs primaires. Ce n'est pas tout à fait ma palette, je suis plûtot pastel. Cependant, ces rouges, bleus et jaunes brillants, je pourrais même dire pétants! révèlent un côté de moi que  l'âge a certainement assagi! Le sketch de Claudia de Friday Sketchers No 117 était très inspirant! Je l'ai poussé à sa limite... J'ai choisi Amélia, de Greeting Farms, de l'ensemble Happy Days. Je l'avais acheté il y a quelques temps, mais je n'avais pas encore eu l'occasion de l'étamper. Cette petite bonne femme avait l'allure parfaite et coordonnait magnifiquement les couleurs primaires intenses que je voulais utilisées. Cette carte sera postée bientôt, elle est destinée à une petite fille qui s'appelle Isabel, sa grande soeur, Grace, est tombée en amour avec ma Tilda en rose et comme c'est son anniversaire, bien Tilda prendra bientôt l'avion pour le Missouri.
C'est un style tout à fait différent, qu'en pensez-vous?
Merci de votre visite, et de vos commentaires qui me réjouissent à chaque fois.


Hello Dear Friends,
In this project I wanted to experience the pure primary colors! I am more of a pastel type, soft and rich shades. However, these bright red, yellow and blue, reveals a side of me that age has calmed down!  Friday Sketchers No. 117, by Claudia, inspired me a totally explosive combination! I choose Greeting Farm  Amelia, from the set Oliver & Amelia, Happy days, that I had bought a while ago, and still had not been inked. She had exactly the style to fit the "ambiance" I wanted. This card will be mailed in the next few days to a little girl by the name of Isabel; since her older sister, Grace,  will celebrate her birthday on the 16th of september, and had fallen in love with my Pink Tilda , I decided to make her a surprise and send Tilda for a trip to Missouri, but I wanted Isabel to receive somethig as well...  
Different style? Let me know what you think. 
Thank you for your visit.







Défi/Challenge

Friday Sketchers, No. 117, a sketch by Claudia.
ICopic No. 2 - Color challenge: inspired by Mario Bros. (Blue, Yellow, Red)


















Matériel utilisé/Material used:
Carton/Cardstock: Creative Memories
Papier/Paper: Creative Memories, and blue star paper - unknown
Étampe/Stamp: Greeting Farms, Amelia & Oliver, Happy Days
Colorié avec Copic - colored with Copic. Glitter with Atyou spica gel.
Round scalloped Nestabilities
Tag Punch, Creative memories.
Stars & Stones - my own stash

vendredi 30 avril 2010

Une petite carte

Beau soleil à vous toutes,
Hé! ce soleil a rechargé mes batteries! Une chance, je cours partout... J'ai donc décidé de venir vous causer un petit brin, histoire de savourer un bon thé et de prendre un peu de temps juste pour moi! Il reste bien 3 brassées de lavage, un peu d'épicerie, un arrêt à une vente de liquidation de Pierre Belvedaire - amoureuse du papier que je suis, c'est donc un incontournable, une petite mise-au-point avec la pharmacienne pour aider ma maman au prise avec une allergie à un de ses médicaments et pour couronner le tout, de belles rencontres m'attendent ce soir, autour d'une table remplie de Tupperware!
Ma petite carte illustre ce quelque chose de paisible que je cherche à ne pas perdre dans ma course contre la montre. Cette carte est mon chant du cygne pour les clubs. Je prends ma retraite! Je ne cesserai pas de faire des petites cartes cependant. Dans celle-ci j'ai laissé libre court à mon imagination en m'incarnant dans cette petite bonne femme, assise paisiblement sur son banc de parc. Elle savoure sans aucun doute le moment précieux où tout semble s'arrêter. Rien ne vient la troubler. Elle goûte pleinement la vie, la saisit au vol, comme les petits papillons. Je me suis laissée aller "au boutte" au niveau des médiums utilisés. C'est ce qu'on appellerait un mix-média! J'ai utilisé un papier à l'aquarelle sur lequel j'ai étampé mon banc, peint à l'aquarelle; j'ai coloré avec la technique de l'éponge le paysage. J'ai étampé les fleurs et les papillons à l'encre noir, puis je les ai colorés avec de l'acrylique (j'avais envie de donner un peu de densité vs de la transparence). Ma petite femme est colorée aux copic et embossée, évidemment elle a été réalisée sur du papier pour les copic, j'ai oublié le nom.... et découpée, puis collée sur des collants 3-d.
J'espère qu'elle vous invitera à l'imiter, à SAISIR LA VIE, en cette magnifique journée de fin de mois d'avril. Je vous le souhaite, et je m'en vais de ce pas en profiter pleinement!
A plus.




Fiche technique: J,ai aussi utilisé pour l'intérieur les encres Distress, une étampe de Penny Black (le petit hérisson, ainsi que pour les fleurs & papillons sur le dessus); ce sont les encres Stampin'up à l'éponge qui donnent le ton au gazon et au ciel; et le sentiment provient du jeu:Saisir la vie de SU.

samedi 27 mars 2010

Impermanence

Bonjour à vous toutes,
En ce beau samedi un peu frisquet, j'espère que vous prenez quelques heures pour relaxer! Je me suis pas mal promenée hier, j'avais des courses! Que le temps file quand on a sur notre liste des choses à faire! Aujourd'hui, c'est le calme plat. J'ai terminé mes dernières pages de l'album réno. Snif, snif... Il me reste la page thème de l'album et j'ai décidé d'ajouter une toute dernière page, pour signifier la fin... elles sont en cours de montage et suivront bientôt.
Je quitte cet album, avec les sentiments semblables à ceux éprouvés quand je referme un livre. J'éprouve un grand plaisir, un sentiment d'accomplissement, de satisfaction. Ainsi qu'une certaine tristesse, on quitte un livre, j'adore cette expression qui est de Marcia Pilote, son livre que j'ai aussi quitté hier. Et pour faire l'équilibre entre ce chagrin et ce plaisir, il y a toujours les paroles sages d'un philosophe contemporain du nom de Krishnamurti pour orienter mes pensées! Krishnamurti parle continuellement de l'impermanence des choses, et m'imprégner de cette notion, pour moi, a donné un sens autant à la souffrance qu'à la joie. Rien ne dure tout le temps, tout finit par passer. Encore, y a-t-il une contradiction: quand les moments sont joyeux, on voudrait que ça dure, que ça reste ainsi, on s'attache, on s'accroche, on s'évertue à recréer les mêmes recettes pour en arriver au même résultat, et souvent, on reste là, déçu sans comprendre parce que ça n'a pas marché cette fois-ci. Et quand les moments sont difficiles, on voudrait que ça passe vite, vite, vite... et pendant que ça passe, qu'est-ce qu'on fait, donc? On attend, on s'occupe, on se distrait, on essaie d'oublier,on s'impatiente, on fait comme si, on se gèle, on s'envoit ailleurs et plein d'autres solutions temporaires qui ont un effet tout aussi temporaire, que court!
Un jour, j'ai découvert la notion d'impermanence des choses qui m'a fait comprendre qu'en soi la pratique du moment présent consistait à demeurer dans la situation, avec attention et tout ce que cela comporte d'inconfort, pour s'observer soi-même vivant ce moment présent. Cette pratique je l'ai acquise en inscrivant dans ma journée un moment de méditation. C'est la méditation elle-même qui m'a enseigné la leçon de l'impermanence. En yoga, je pratiquais sur le tapis, et c'est là que j'ai essuyé des revers cuisants, humiliants; transformés par la suite en leçon de vie précieuse. Quelques fois, au cours d'une pratique, mon corps me faisait la grâce d'entrer profondément dans une posture, j'avais la sensation d'avoir atteint un but, une flexibilité, de pouvoir me dire yesssssssss, j'y suis, je suis arrivée, au lieu de profiter de ce moment pleinement, de le goûter, de le sentir. Toute cette joie gaspillée par l'anticipation de la prochaine pratique, pour vérifier si je pouvais donner suite à ce succès. La réponse prenait souvent des allures décevantes, mon corps, ce vieux sage avec une tête plus dure que la mienne disait NON. Pourtant, j'étais assidue dans ma pratique, et je m'y donnais corps et âme. Je méritais bien, il me semble de toucher mes genoux avec le bout de mon nez! Combien d'années cela m'a pris pour comprendre le message sous plusieurs de ses facettes et dans différents domaines de ma vie? Je suis encore dans l'apprentissage! Bravo! Et je ne touche pas à mes genoux avec mon nez. J'en ai fait mon deuil. Ma pratique, elle, est plus honnête, plus présente, et moins orientée vers un résultat. Elle est ce qu'elle est.
Et,ce sont les écrits de Krishnamurti qui m'ont aidée à trouver un sens à tout cela. Depuis, j'ai appris à ne pas anticiper, j'apprends à observer, et surtout à ne pas tirer de conclusions, à juste rester dedans sans aucun jugement. J'ai bien écrit: J'APPRENDS, car la tentation de solutionner, d'élaborer des scénarios est si grande, que je succombe royalement et régulièrement. Ne vaut-il pas mieux être sur le chemin, qu'à côté, même si parfois on s'enfarge? Certainement.
Ah! Le bon vieux scapbooking maintenant! Un lien avec l'impermanence? Bien entendu. Une page à la fois, et rien de plus. Chaque page suffit sa peine! Rien ne garantit le même "rendu" pour la suivante. OH! Non. Dans cet album, certaines de mes pages me comblent; d'autres, moins. Mais chacune parle du moment que j'ai passé avec elle, en sa compagnie; chacune est un moment unique; bien qu'elles soient toutes sous le même thème, chacune a son message propre, son émotion propre, son expérience unique, ses couleurs, ses émotions. Chacune fait partie d'un tout, qui en soi couvre un espace de vie arrêté, raconte les souvenirs du moment. C'est ainsi pour chacun de mes albums, un moment arrêté dans le temps, des souvenirs racontés au présent, couchés et embellis pour qu'aux yeux des générations futures se révèlent mes petits secrets qui autrement sombreraient dans l'oubli avec mon départ de sur cette terre. J'immortalise le passé dans mes albums, mais je vis au présent, je savoure tout le temps que je passe à imaginer ma page, à couper, coller et décorer. Si l'Univers le permet, j'entends bien en profiter encore pas mal longtemps!
Mes pages ... toutes en rose! Ma couleur fétiche. Elles représentent les choix de quicaillerie tout à fait spéciaux que j'ai dénichés à travers mes recherches! C'est le temple de la renommée de ma cuisine. J'ai aussi ajouté les cartes réalisées pour ma participation au 2 clubs d'étampes de Passion Collimagination. Elles sont toutes les 2 représentatives du printemps qui s'est amené et qui certainement, fera sa place dans les prochains jours.
A plus.
Danielle.




Fiche technique pour les pages: Cartons: AC Cardstock, série neutre; papier Stampin'up, étampe Polka dot punches; stencil: Creative Memories;




Fiche technique pour les cartes: étampe Magnolia, Spring Tilda; coloriée avec Copic; embossée et décorée avec des Stickles; papier et cartons Creative Memories; poinçons Martha Stewart et EK success.
Étampe Greeting Farm, Megan, étampe de fonds: Stampin'Up jeu Tu es unique; papier American Traditional Design; poinçon Martha Stewart; ruban; petits brillants, dolorama.

dimanche 28 février 2010

jour -2

Bon dimanche à vous,
Jour -2... Le temps passe si vite. Dimanche déjà, et la dernière journée du mois. Mars se pointe le bout du nez. Si Nicola Ciccone a écrit une chanson pour apprivoiser novembre, j'aimerais bien lui passer une commande pour mars, peut-être que cela m'aiderait à mieux apprécier ce mois. Mars et moi, nous n'avons pas d'atomes crochus, oh! que non. On se regarde du coin de l'oeil pendant 31 jours. Et c'est qu'il est long, ce mois. Pourtant, je devrais lui trouver un côté positif, il annonce le printemps, les jours rallongent, la neige fond, on commence à voir des bouts de gazon. Mais, je le trouve drabe, gris. Genre plate. C'est pourtant un mois qui a du caractère, il est tenace, sous le signe de l'eau. Je n'ai jamais compris cet antipathie naturelle à l'égard de mars, même petit fille, j'avais tellement hâte de voir arriver avril, j'aurais fait un bond de ces 31 jours. Tout ce que j'aimais c'était de sortir mes bottes de pluie. L'autre jour, au centre d'achat, j'ai failli faire une folie au nom de ce souvenir! Il y avait dans une vitrine une si jolie paire de bottes de pluie, toute colorée... Hem! j'y pense encore! Peut-être que de chausser ces bottes et de patauger dans l'eau, comme je le faisais sur le chemin de l'école quand j'étais petite ferait passer le blues de mars!!!
Puis quoi de mieux que du scrapbooking pour le faire passer plus vite! Je dévoile en primeur les cartes que mes jumelles recevront, probablement en début de semaine; je trépigne d'impatience, car déjà certaines les ont déjà reçues!




Et pour terminer, je voulais partager avec vous mon espace de création! J'ai délibérément laissé un désordre sur ma table! Le désordre fait partie de moi. Il est important et contribue à me faire sentir vivante. C'est signe que je suis passée par là! J'ai ajouté une photo de mon bel érable, celui dont les branches me chatouillent le bout du nez quand je travaille. Dernièrement, c'est un arbre à chats! hier soir, et même ce matin, des matous chantaient leur sérénade ( Pas à moi!), aucun d'eux n'a capitulé, ils ont fini par se battre, c'est mon petit chien en jappant qui les a dérangés, ils se sont séparés, jusqu'à prochaine rencontre! Le printemps est à nos portes, les chats sont en "rébette", que disait ma grand-mère!
À bientôt.

mardi 9 février 2010

Éloge de la douceur

Salut à vous,
Larousse définit la douceur comme suit: "qualité de ce qui est doux au goût, agréable aux autres sens. Caractère de ce qui n'est pas extrême, excessif, brusque ou discontinu."
Côté goût, c'est très simple: le chocolat évoque la douceur. Mon amie Suzanne m'a donné la recette du pouding au chocolat de Ricardo. Ça c'est toute une douceur.
La douceur n'a jamais été une de mes qualités, et je l'ai recherchée dans tout ce qui est extérieur à moi. Toute ma vie j'ai tenté d'imiter ce qui me semble être les caractéristiques d'une personne douce. Puis un jour, j'ai compris que je devais chercher ce qui m'empêchait d'être douce, quel comportement j'avais qui faisait de moi l'opposé de la douceur!J'ai eu beau retourner la question sous tous ses angles, je me suis dit que c'était sans doute un trait de caractère que je ne pouvais changer. Puis un jour, c'est la vie qui m'a donné des réponses. Je me suis retrouvée vraiment mal en point. Le TGV que j'étais, venait de frapper un mur. Il ne me restait qu'à profiter de ce temps d'arrêt forcé pour comprendre ce qui m'avait mené jusque là. J'ai observé alors que je suivais le rythme que la vie m'imposait sans jamais avoir de considération pour mes limites. Il me semblait que c'était ce qu'il fallait faire, pourtant le résultat de mes actions posées en toute bonne foi n'avait rien de réjouissant, ni de satisfaisant et faisait de moi une personne tout à l'opposé de la douceur. J'ai alors réalisé que j'avais toujours tenté de répondre aux demandes, sur tous les fronts, la conséquence était d'être étiqueté comme empressée et pressée, brusque et même agressive, perfectionniste et insatisfaite, impatiente et intolérante, frustrée et grincheuse, et très très malade. La maladie me donnait une chance de comprendre, d'agir autrement, de me reconstruire. Le TGV accidenté que j'étais devenue a alors tenté de se remettre sur ses rails, en acceptant sa nouvelle condition physique et mentale et en s'engageant d'une manière plus réfléchie, quitte à s'arrêter en chemin. Ce ne fut pas simple, et ça ne l'est pas toujours. Pour m'aider, la Vie a mis sur mon chemin des maîtres, l'un d'eux fut mon petit chien. Imaginez le champs de vision de cette petite boule de poil (qui pèse 3 lbs) trottinant tranquillement sur le plancher, voyant surgir de nulle part, 2 grosses godasses qui se déplacent ensemble avant qu'il n'ait le temps de se tasser et qui déplace de l'air, au point de le bousculer sans même y toucher! j'exagère un peu, mais c'est quand même près de la réalité. Son seul refuge était le dessous des lits! Il m'est apparût évident que j'effrayais cette petite bête juste à me déplacer dans ma propre maison.

Quel rapport cela a-t-il avec le scrapbooking? Avez-vous déjà vu un TGV scrapbooker? La vitesse d'exécution offre-t-elle un espace à la création? Absolument pas, et laisser émerger la créativité fut un processus douloureux pour moi. La perfectionniste que je suis est une grande impatiente. Il me faut pratiquer un rituel de calme avant d'entreprendre toute réalisation. Calmer mon impatience, ma rapidité, ma brusquerie, mon perfectionnisme, mon agressivité, leur parler tout doucement, comme s'ils étaient des petits chiens effrayés que je tente de rassurer. Je respire par le nez, je mets une goutte de crazy glue sous chacune de mes fesses, je redresse mon dos, et je me transporte dans mon monde imaginaire. Là où tout est couleur, douceur, beauté, et croyez-moi, mes démons ne sont jamais loin!

Dernièrement, j'ai reçu une belle récompense, mon petit Tommy se fait prendre pendant que je scrapbooke, et il s'endort sur mes genoux...

En son honneur, j'ai réalisé cette page sur le sketch de Miss Titani de l'équipe de création de Passion Collimagination; et je vous offre cette carte aux couleurs de la Saint Valentin, créée à partir d'un sketch de Miss Summite.
A bientôt.